Isolation de la toiture

Comment isoler les toits (comble, terrasse, toiture)

Isolation de la toiture

Les différents moyens d’isoler les toits des habitations en prenant en compte les combles, les terrasses et les toitures.

1- Les combles perdus (ou inutilisés):

Les combles perdus sont l’espace localisé juste en-dessous de la toiture, ils sont non habitables et non aménageables, contrairement aux combles aménageables (chambres, etc.). L’isolation thermique des combles perdus peut être réalisée selon 2 procédés différents :

1.1 Isolation entre les solives :

Les solives sont les pièces de charpente placées horizontalement en appui sur les murs ou sur les poutres pour constituer le plancher d’une pièce. La disposition des isolants devra se réaliser en 2 couches successives, la première entre les solives et la seconde en perpendiculaire par rapport à la première couche. Cette double isolation a pour but de maximiser l’isolation thermique des combles.

Liste des différents isolants qui peuvent être utilisés :

  • Les isolants en panneaux (polyuréthane, polystyrène, polystyrène expansé)
  • les laines minérales de roche ou de verre, disponibles en panneaux ou rouleaux et surfacées (ou non) d’un pare-vapeur
  • la laine minérale en vrac.

Remarques :

    • Il est important de noter pour ce type disolation thermique que la présence d’un chemin de circulation est indispensable, ce dernier devant être en panneaux de bois fixés sur les lambourdes (pièces de charpente disposées le long d’un mur pour servir d’appui aux extrémités des solives) et perpendiculaires aux solives.
    • Aussi, lors des travaux il est impératif de ne se déplacer que sur les solives afin de préserver le plafond situé en-dessous, ce dernier ne pouvant supporter de lourdes charges.

1.2 Isolation projetée à base de mousse polyuréthane :

Il s’agit d’un procédé à base de mousse de polyuréthane utilisé depuis moins de 10 ans en France, mais connu depuis plus de 20 ans dans le monde. Il permet de répondre aux exigences de la RT 2012. La mousse est propulsée entre un support béton et une chape ou dalle flottante en mortier, ou chape fluide. On peut ajouter un plancher chauffant  par-dessus.

Au niveau de la mise en œuvre, les professionnels peuvent réaliser l’isolation d’une maison de 100 à 120 m2 en une journée pour une valeur de 10 cm d’épaisseur d’isolant. C’est un gain de temps énorme quand on sait qu’on peut isoler une maison en aussi peu de temps.

En terme financier, comptez (selon la région), une charge d’environ 5 à 10 € par M2 pour le plancher (moins cher qu’une isolation traditionnelle, associée à une chape). Pour les murs, l’isolation polyuréthane projetée coûtera plus cher qu’une isolation traditionnelle.

2. La laine à souffler :

Écologique, la laine peut être fabriquée à partir de sable et de verre recyclé allant jusqu’à 95%. Elle est recyclable à 100%. Elle ne présente qu’un faible tassement après la pose, cf.
Exemple : certificat ACERMI.

Ininflammable, incombustible, sans produit de traitement, la laine soufflée assure durablement l’isolation thermique des combles perdus grâce à un parfait calfeutrement des surfaces traitées en isolation. Suppression des  ponts thermiques et garantie d’une très bonne qualité d’isolation des combles perdus jusque dans les moindres recoins.

Cette laine à souffler ne retient pas l’eau et offre une forte perméabilité à la vapeur d’eau. Son faible poids rapporté en plafond fait de cette solution d’isolation thermique des combles perdus un isolant idéal en rénovation.

Une mise en œuvre simple et rapide. La réalisation d’une isolation par soufflage est plutôt rapide. Pour une isolation des combles de 100 m2 par un artisan professionnel qualifié, il faut compter 3 heures.

Sous réserve de respecter les conditions d’éligibilité, les travaux d’isolation de planchers de combles perdus réalisés en 2015 ouvrent droit au Crédit d’Impôt Transition Energétique (CITE), permettant ainsi de bénéficier d’un taux de crédit d’impôt de 30%.

2- Les combles non perdus (aménageables) :

Les combles aménageables sont constitués par l’espace laissé libre entre le plancher-haut et la toiture au sein duquel vous pourrez aménager des pièces à vivre (chambre, bureau…) avec en général une hauteur sous plafond de 1.80 m afin de pouvoir se déplacer librement et disposer d’ouvrants pour laisser entrer la lumière.

Là encore, il existe plusieurs méthodes d’isolation thermique pour optimiser votre consommation d’énergie :

2.1 Isolation sur toiture :

On privilégie ce procédé lorsqu’on souhaite garder le charme d’une charpente apparente en décoration de plafond (tuiles, ardoises, bardeaux, feuilles métalliques).

La technique d’isolation sous toiture est adaptée aux toitures traditionnelles en pente de type pannes + chevrons. Un lit d’isolant rigide (laine minérale, fibre de bois, polystyrène extrudé) est posé sur une volige pleine fixée sur les chevrons en simple ou double épaisseur.

Les avantages d’une isolation par l’extérieur par le biais de ce procédé sont de limiter considérablement les risques de ponts thermiques. La volige posée sur les chevrons garantie l’étanchéité à l’air.

Autre avantage : L’optimisation de l’espace intérieur des combles aménageables. Cette solution d’isolation thermique par l’extérieur est idéale en rénovation lorsque le comble existant possède tout juste 1.8 m de hauteur sous plafond car elle permet alors de conserver un espace habitable maximal dans les combles.

L’esthétique  n’est pas a négliger, aussi il existe de nombreuses possibilités de décor selon l’essence de bois choisie (sapin, épicéa, peuplier…) et la finition visée (aspect bois brut, naturel, lasure, vernis…).
En résumé, les avantages de cette méthode sont nombreux :
>Une isolation de longue durée de vie,

  • Une ventilation de votre couverture assurée
  • une protection de votre charpente par rapport aux écarts de températures et d’humidité
  • une augmentation de la surface habitable de votre habitation
  • un esthétique préservée voire améliorée avec une pérennisation de votre patrimoine immobilier.

2.2  Isolation sous rampant :

L’isolation sous rampant est la plus utilisée dans la construction traditionnelle et notamment en rénovation quand la toiture est de bonne qualité. Cette isolation consiste à fixer des panneaux semi-rigides ou des rouleaux d’isolant entre et/ou sous les chevrons (selon leur épaisseur). Il sera nécessaire de prévoir un parement de finition intérieur (plâtre, bois…).

On peut aussi souffler de l’isolant en vrac dans un caisson.

Dans ces 2 solutions, il faut prévoir de ménager une ventilation d’air d’au moins 3 cm entre votre couverture et votre isolant et jusqu’à 6 cm lorsque votre couverture est étanche à l’air, par exemple en cas d’utilisation de tôle ou de zinc.

3- Les toitures-terrasses :

Si vous possédez une toiture-terrasse accessible (ou non), l’isolation de cette dernière est très pertinente car vous ferez d’importantes économies d’énergie en intégrant un isolant thermique en plus des travaux d’étanchéité.

Il est capital que ce genre de travaux d’isolation et d’étanchéisation de votre toiture soit effectué par un professionnel, car ces travaux sont soumis à une garantie décennale et vous pourrez ainsi bénéficier des aides financières de type CITE et prime énergie (dispositif des Certificats d’économies d’énergie).

Remarques : l’isolation de votre toit-terrasse par l’intérieur est formellement interdite et doit se faire impérativement par l’extérieur.

Il existe 2 techniques principales pour la réaliser : l’isolation conventionnelle et l’isolation inversée.

3.1 L’isolation conventionnelle de la toiture terrasse :

La première solution d’isolation, qualifiée de conventionnelle, consiste à réaliser une isolation de la toiture chaude. Pour ce faire, il est nécessaire de poser un pare-vapeur sur l’élément porteur du toit. Il va empêcher la stagnation de la vapeur d’eau entre les parois, et limiter les risques de condensation dans la maison. L’isolant utilisé, sous forme de panneaux ou de rouleaux, sera ensuite placé entre ce pare-vapeur et le revêtement d’étanchéité.

3.2 L’isolation inversée de la toiture terrasse :

Cette seconde solution d’isolation qualifiée de non conventionnelle, consiste cette fois, à placer l’isolant au-dessus du revêtement d’étanchéité. Les panneaux isolants seront alors posés puis lestés, habituellement à l’aide de gravier ou, avec des dalles sur plots. Ce procédé nécessite un matériau à hautes performances, car l’isolant sera soumis aux conditions extérieures. En France, on utilise le polystyrène extrudé (ou XPS) dans l’isolation inversée. Ce matériau a une capacité de résistance à la compression de 70 tonnes par mètre cube. Cette technique connait un grand succès, car il est possible de ne plus mettre en œuvre un pare-vapeur, et elle nécessite moins de couches au moment de la pose. De plus, l’isolant placé au-dessus du revêtement d’étanchéité, permet de le protégé et donc de prolonger sa longévité.

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